Je t'aime.
Ta peau est douce, tes mains sont chaudes.
L'hiver est aussi doux qu'une brise d'été, au creux de ton épaule.
Et puis quand tu me serres un peu, et quand tu me presses plus fort, j'entends les battements de ton coeur cogner contre mon front encore humide d'un baiser sucré.
Des souffles glacés soulèvent les flocons de neige fraîchement tombés dans le jardin. Là, sous les arbres, dans tes bras, je suis bien.
A chaque baiser que tu déposes sur ma bouche, une étoile s'allume dans le ciel, c'est ce que tu me répétais sans cesse. Parfois, tu remontais une vieille boîte à musique et tu la déposais sur le rebord de la fenêtre, ouvrais ton manteau pour que je m'y blotisse avec toi et d'un même regard on admirait les étoiles. Nos étoiles. Des arabesques de lumières se tissaient dans cette nappe épaisse comme l'encre. On était heureux. On est heureux.
Les factures gisent sur la table d'entrée. Le frigo est vide. Notre nid douillet ressemble à un champ de bataille. On ne va plus travailler. On se laisse aller dans notre bonheur. Et c'est peut-être bien ainsi.
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